15 juin 2006
Citoyens de l'Océan !
Marie-Laure, la conservatrice de la réserve marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales), nous a envoyé un modèle de charte de protection du milieu marin qui existe déjà pour les écoles de sa région.
"C'est quoi une charte ?". Augustin n'a pas manqué de poser la question. Réponse: c'est un contrat, un engagement de bonne conduite.
Et nous, nous avons modifié la charte de Banyuls pour y faire entrer les lagons polynésiens. Les récifs coralliens qui cernent nos îles sont tellement particuliers. Et nous avons aussi le problème de nos déchets car peu d'îles ont un réseau d'égouts et un système de tri sélectif. Il y a aussi le fish-feeding, comme on dit ici dans les dépliants touristiques: on nourrit les requins et les raies pour les attirer dans le lagon tout près des touristes. Sans parler des tortues marines qui sont encore chassées et mangées.
Notre projet de charte s'adresse donc aux Tamarii no na e piti miti, aux Enfants des deux mers (le Pacifique et la Méditerranée). Voici le texte:
Nous, Tamarii no na e piti Miti, Enfants des deux Mers,
Nous savons que les océans, les mers et les lagons sont un trésor de la Nature qui appartient à tous les hommes de la planète.
Nous ne voulons pas que l’Humanité, où qu’elle habite, les abîme ou les détruise à cause de sa négligence ou de son ignorance.
Pour que l’océan reste un monde vivant, nous nous engageons à le protéger, lui et les récifs coralliens.
Nous promettons :
- de jeter nos pehu ou déchets dans les poubelles et non pas dans la rivière, dans le lagon ou dans la mer,
- de faire connaître et de respecter la faune et la flore sous-marines, par exemple de ne pas toucher ni casser les coraux vivants,
- de respecter les zones protégées et les règles pour la plongée, pour la pêche et pour le nourrissage de certains poissons.
Fait à ………………………………. le …………………………………20…………… (signature)
Clique sur Charte_de_protection_Tamarii_no_na_e_piti_miti2.doc pour voir notre projet complet.
10 juin 2006
La légende des premières vagues
Ta'aroa le Grand avait créé la mer lisse comme un immense bloc de glace, sans rides, sans mouvements. Mais elle s’ennuyait, la mer, car ce n’est pas gai d’être une chose inanimée et figée. La mer décida de voyager et de dépasser ses frontières.
Elle savait que cela lui était défendu. Elle avait droit à la moitié du monde, l’autre moitié appartenait aux pierres, aux arbres et aux hommes. Aussi choisissait-elle les nuits les plus sombres, les plus noires, pour désobéir.
Et elle se mettait à enfler doucement, doucement, sans faire de vagues, pour recouvrir le monde entier. L’eau montait sans vagues à l’assaut de la plage et des rochers, arrachant le sable et les pierres. Et elle engloutissait sans bruit les vallées et les montagnes, avec les maisons des hommes.
Mais sous le sable, il y avait encore du sable. Et derrière la pierre, il y avait encore de la pierre. Et la mer, vaincue, lasse, se retirait chaque matin. Puis chaque soir elle repartait à l’assaut du monde.
Il ne fallait pas donner l’éveil à Ta'aroa le Grand ni aux autres dieux. Elle s’écartait donc soigneusement des lieux de culte et de sacrifice parce qu’ils étaient tapu (interdits et sacrés). Elle passait de chaque côté d’eux et les transformait en îles. Les hommes avaient beau s’inquiéter, les dieux qui ne savaient rien ignoraient leurs plaintes.
Et la mer, peu à peu, agrandissait son domaine.
Arai, debout sur la colline qui surplombait son village, voyait la mer s’approcher, nuit après nuit. Les dieux semblaient dormir. Arai savait que bientôt il n’y aurait plus de vie humaine. Aussi décida-t-il d’arrêter la mer.
Il avait observé que la mer semblait éviter soigneusement les lieux tapu. Une nuit, il alla dans le plus proche lieu de culte. Il savait qu’en violant le tapu il risquait sa vie mais il voulait arrêter la mer. Il prit une pierre de l’autel sacré et il lui sembla que la pierre lui brûlait les doigts. Il alla la cacher dans une grotte connue de lui seul et il attendit.
Il attendit la nuit suivante. Quand le soir arriva, il alla chercher cette pierre et s’avança vers la mer. Puis, dissimulé derrière un tronc d’arbre, il enfouit la pierre dans le sable.
La mer bientôt se mit à monter, à avancer sans bruit, pour surprendre les hommes dans leur sommeil. Elle monta, monta, et ne vit pas le piège. D’un coup, elle recouvrit la pierre sacrée. Déjà il était trop tard : cela fit une grande vague et un gros bruit, la pierre était en colère. Ta'aroa, averti, fit éclater sa menace dans un coup de tonnerre qui arrêta la mer.
C’est depuis ce temps-là que la mer et l’homme sont toujours en train de se battre. La mer voudrait bien l’engloutir mais, chaque fois qu’elle bouge, elle fait naître une multitude de vagues bruyantes qui sont un signal d’alarme pour les dieux et les hommes. L’homme a alors le temps de construire des digues et la mer a toujours pu être repoussée à temps.
La légende des premiers dauphins
Il y a très, très longtemps un homme avait perdu sa femme. Il était seul avec ses six enfants et il passait tout son temps avec eux car ils étaient ce qu’il y avait de plus important dans sa vie.
Un jour, il décida d'aller avec eux pêcher dans le lagon.
Ensemble, ils ramassent des pahua (bénitiers), des maoa (gros bigorneaux), des vana (oursins) et ils pêchent quelques poissons, des paihere (carangues), des roï (mérous), des iihi (rougets) et des ume (nasons).
Content de la journée, le père propose un concours de plongée aux enfants : le gagnant aura la plus grosse portion de poe (sorte de confiture de fruit avec du lait de coco) au repas du soir.
Les six enfants plongent ensemble. Le père commence à compter les secondes :
- Hoe, piti, toru, maha, ... (un, deux, trois, quatre,...).
Il est très fier de ses enfants :
- Mes enfants sont les meilleurs, ils sont tous de bons plongeurs !
Mais il attend depuis si longtemps qu’ils reviennent qu’il commence à s’inquiéter. Il a maintenant très peur pour ses enfants:
- Hélas ! mes enfants, où êtes vous ? Vous restez trop longtemps sous l’eau !
Et, désespéré, il se jette dans le fond de son bateau. Il pleure : ses enfants sont sûrement noyés. Il se sent mourir de douleur.
Soudain, six animaux qu'il n'a encore jamais vus jaillissent hors de l'eau. Ils font des taviriviri (des vrilles) et ils retombent dans l'eau avec de gros ploufs. Ils nagent autrement que les poissons et viennent respirer de l'air à la surface de la mer. Surtout, ils ont comme un bec avec de grands sourires et ils jouent gaiement sous ses yeux.
Brusquement, le père désespéré comprend que ces animaux sont ses propres enfants qui se sont transformés. Ils peuvent maintenant rester sous l'eau de nombreuses minutes car ils sont devenus des animaux marins.
Aujourd'hui encore, leurs descendants se souviennent qu'ils étaient humains auparavant et c’est pourquoi ils aiment jouer avec les humains, rester auprès d'eux, leur donner un peu de joie. Ce sont les dauphins, te mau ouà (les animaux sauteurs).
8 juin 2006, Journée Mondiale de l'Océan
Fin prêts, mais quelle urgence ! Les enfants ont eu beaucoup de travail du soir jusqu'au bout et nous n'avons pu les mobiliser sur cette journée que deux jours avant.
Nous avons décidé de reprendre des légendes polynésiennes sur la mer (lire à part). Nous les avons lues ensemble, nous les avons un peu réécrites. Et puis les idées de dessins sont venues. Et mercredi 7 juin à 17h le panneau était terminé. De Vaitiare qui a presque 7 ans à Vaiteatea qui en a 11, notre petite équipe d'illustrateurs a bien travaillé. 
Jeudi 8 juin. Notre panneau est bien en place parmi les animations qu'accueille l'hôtel InterContinental, siège de l'Association Te ma na o te moana, celle qui s'occupe entre autres choses des dauphins sauteurs et des tortues malades. Cécile, Anne, Vi et Nicolas sont à la manoeuvre.
22 enfants de notre centre partent après l'école pour une visite de deux heures.
Première étape: la salle de conférence. Des panneaux explicatifs nous alarment sur la durée de décomposition des horreurs que certains jettent au lagon : tout le monde pointe un doigt accusateur sur la méchante bouteille de Coca Cola qui met 450 ans pour disparaître mais un innocent flacon de shampooing met lui 500 ans ! 
Anne anime un exposé sur la naissance des tortues. Elle soumet le groupe à une interro orale sur le quizz des tortues (voir mars 2006): trop fastoche !... évidemment, "c'est nous qu'a fait", comme on dit ici.
Avec elle, nous apprenons ensuite que sur 100 oeufs pondus par une tortue, 20 sont infertiles, 20 autres sont mangés par les prédateurs, 35 sont détruits pas l'homme. Restent 25 oeufs qui éclosent. Mais le massacre continue: des petits sont tués, d'autres prennent les lumières des hommes pour les reflets de la mer (c'est ainsi qu'ils se repèrent) et ne trouvent évidemment jamais la mer, d'autres épuisés se noient. Bref, 5 petits seulement passent le cap du premier jour. C'est bien peu.
Seconde étape: l'espace en plein air. Nous attendent les belles photos aériennes de Yann Arthus-Bertrand : aucun succès auprès des enfants qui préfèrent le jeu d'expression autour des lettres O-C-E-A-N, les séances de photos, la distribution des passeports du Citoyen de l'Océan (chacun a dû se trouver une bonne action à réaliser pour l'obtenir).
(crédit photo ci-contre: C. Gaspard)
Finalement chacun a enfilé le T-shirt commémoratif et la troupe a fondu telle un tsunami sur le buffet de boissons et de gâteaux.




(expression libre... ortografe ossi)
(crédit photos: Ph. Faret )
10 mai 2006
Miam ! du uru !
Le uru est notre pomme de terre: en frites, en chips, en gratin, en purée, tout est possible. Il a un léger goût de châtaigne ou de noisette, selon les gens qui en mangent. Il contient beaucoup de vitamines.
Pour le cuire, le mieux est de le poser sur de la braise. Quand l'écorce est noire, il est cuit. On le pèle. Reste la pulpe, presque blanche. C'est elle qu'on mange.
On peut aussi le cuire à l'eau.
Pour une recette et tout savoir sur le uru.
(Crédit photo: P. Faret - Typique assiette de fête avec du poulet et du porc, du taro, en bas, violet, et du uru, jaune pâle, sur la droite)
09 mai 2006
La Légende du Cocotier
Il y a bien longtemps, une grande famine se répandit à travers les îles. Plus rien ne poussait nulle part et les poissons ne se laissaient plus prendre au filet. Bientôt les habitants de l’île de Moorea furent obligés de manger de la terre, cette fameuse terre rouge issue de la lave des anciens volcans. Un grand nombre d’hommes et de femmes finirent par mourir de faim.
Mais un brave guerrier, depuis trop longtemps accablé par les plaintes de ses enfants, décida de parcourir la montagne pour chercher à manger. Il erra longtemps, sans succès... Mais sa ténacité fut récompensée : il découvrit dans un endroit très reculé un gros régime de bananes. Un vrai miracle ! Soulagé, il chargea les bananes sur son épaule amaigrie et rentra au village. Sa peine fut grande quand il trouva tous les membres de sa famille morts de faim.

Il commença à les enterrer. C'est alors qu'il se rendit compte, à sa grande stupeur, que les têtes de ses enfants prenaient racine. Alors il les mit en terre de façon qu’elles continuent à pousser. Des plantes qu’il ne connaissait pas germèrent et grandirent rapidement. Bientôt il constata qu’il s’agissait d’arbres gigantesques aux palmes majestueuses, remplis de gros fruits étranges. Il grimpa au sommet du premier d’entre eux, cueillit une noix, l’ouvrit et en goûta la chair. Excellent ! L’eau que les noix contenaient était rafraîchissante et légèrement sucrée.
De nombreux arbres identiques poussaient déjà autour du village. Bientôt l’île en fut recouverte. Et les survivants cultivèrent avec respect ce cadeau du ciel qu’ils nommèrent tumu haari, le tronc coco, le cocotier, et qui allait tous les nourrir, même lors des grandes famines.
(texte adapté par Tamatea)
(crédit photos: Philippe Faret - en bas: cocoteraie en baie d'Opunohu. On bague les troncs pour empêcher les rats et les crabes d'y monter)
La Légende du Uru
Dans les temps très anciens, la vie était bien plus difficile qu’aujourd’hui. Les dieux n’étaient pas souvent gentils et, lorsqu’ils se mettaient en colère, les poissons fuyaient au large et les cultures pourrissaient instantanément.
C'est durant une de ces périodes de grande famine que des parents décidèrent de quitter leur fare (maison) pour emmener leurs enfants à l’autre bout de l’île à la recherche de nourriture.
Un soir, alors qu’ils s’étaient arrêtés près d’une grotte au cœur de la montagne, le père dit à sa femme :
«Je vais m’en aller cette nuit. Mais demain matin, tu sortiras de la grotte et je serai de retour.
Ne t’inquiète pas..! Mon corps se sera transformé en arbre. Mes bras seront des branches. Mes mains seront devenues des feuilles. Ma tête aura disparu, remplacée par un étrange fruit arrondi que tu n’avais jamais vu. Ma langue sera le cœur de ce fruit. Cueille-le et fais-le cuire longuement dans des braises. Puis, fais-le tremper dans de l’eau fraîche et enfin, épluche-le. Alors, tu pourras goûter à ce fruit étonnant. Appelle-le uru. Et toi et les enfants, vous ne mourrez plus jamais de faim..!»
Et ce qu’il expliqua à sa femme se réalisa le lendemain. Il était devenu un grand arbre chargé de gros fruits ronds. Malgré leur étonnement et la disparition de leur père, les enfants mangèrent et reprirent des forces.
Ils n’eurent plus jamais à subir de famine. Ils plantèrent de nombreuses pousses de ce nouvel arbre à travers l’île et bientôt le uru, l’arbre à pain, devint un des fruits les plus appréciés de toutes les îles alentours.
(texte adapté et illustrations choisies par Tamatea)
06 mai 2006
Entre pluies et tsunami
Vivre sur une île dans le Pacifique, ce n'est pas que les cocotiers, le lagon bleu et les fruits à gogo. Loin de là.
Ces derniers jours prouvent même le contraire.
Nous avons eu, cette semaine, une alerte au tsunami. Le Pacifique tremble beaucoup, une douzaine de secousses en quelques heures. Rien de grave: la hausse des eaux n'a pas atteint trente centimètres. Mais cela prouve que ce danger est bien réel. Ceux qui habitent ou travaillent en plaine ont discrètement repéré l'endroit où ils monteraient pour échapper à temps à une vague meurtrière. Heureusement, Moorea est une vraie montagne mais il y a peu de routes et de chemins.
Justement, parlons-en. Parfois, monter dans la montagne est un vrai problème. Aujourd'hui, par exemple, tous les enfants qui habitent dans la vallée au-dessus de notre centre se sont évaporés d'un seul coup avant l'heure habituelle.
Il faut savoir que nous avons un temps très capricieux. Il s'est mis à tomber des trombes d'eau qui transforment les routes de terre en chemins de boue et gonflent les torrents qu'elle traversent. Voilà pourquoi ils avaient tous anticipé les difficultés en rentrant plus tôt que prévu.
Ici, être mouillé par la pluie n'a pas beaucoup d'importance. On s'inquiète plutôt de pouvoir marcher sur des chemins qu'on puisse emprunter facilement.
(Crédit photo: Philippe Faret)
05 mai 2006
Cinq tortues sortent de clinique
Vous avez fait notre quizz sur les tortues et vous savez tout sur elles. L'idée de les manger en soupe vous fait vomir. Votre harpon se retrousse tout seul pour ne pas avoir à les blesser. Alors, vous êtes un parfait protecteur des tortues marines, une espèce en voie de disparition[ Les_tortues.doc]. 
Dans ce cas, vous auriez pu être avec nous, jeudi 20 avril, au large de Moorea. Nous étions vingt-quatre, invités par l'association Te mana o te moana (la force spirituelle de l'océan) qui s'occupe, entre autres choses, de la clinique des tortues malades ou blessées. Nous leur avions rendu visite il y a quelques mois et nous nous étions promis de nous revoir quand on relâcherait dans la mer des patientes guéries.
Nous sommes d'abord allés les chercher dans leur bassin. Nous les avons transportées dans des bacs et recouvertes d'un tissu pour qu'elles ne s'affolent pas. Nous avons fait quelques photos pour immortaliser ce moment.
Et nous les avons rendues à leur océan une à une. Ah! la belle excitation ! 
La plupart ont filé comme des flèches. On en a ensuite revu deux qui nageaient non loin du bateau. Il est déjà arrivé qu'une tortue, relâchée à quelques centaines de kilomètres, reviennent aux abords de la clinique. Mais, normalement, elles sont assez grandes et fortes pour se débrouiller toutes seules désormais.


Venu incognito (vu qu'à part les adultes présents, la plupart des enfants ne le connaissent pas), c'était le chanteur Yannick Noah, à la veille d'un concert à Papeete. Il passait, nous l'avons emmené, c'était naturel. Son toucher de tortue est remarquable...
(Crédit photos : Philippe Faret)
04 mai 2006
Au secours !
Hip hip hip hourra ! Pas vraiment... Tout n'avance pas comme nous voudrions et il ne reste plus qu'un mois avant la Journée mondiale de l'Océan du 8 juin !
Il faut dire que toutes les activités dépendent de la présence des enfants car ici c'est le principe du centre ouvert: on y est inscrit pour y venir quand on veut. Difficile de planifier à coup sûr.
Faisons le point sur nos projets d'antan: une exposition de dessins des deux côtés des mers (nous avons une semaine de vacances ce mois-ci pour jouer les Picasso), l'écriture commune d'une charte des enfants pour la protection de l'environnement marin (hum ! un peu ambitieux, non ?), un journal mural avec des textes, des photos, des collages et des dessins (sans doute).
D'autres projets sont en attente: recherche et enregistrement d'histoires et légendes sur le lagon et la mer, un lexique trilingue (catalan- tahitien- français, ) sur des thèmes qui nous touchent (l'eau, la vie de tous les jours, les animaux, les plantes, par exemple). Mais pour tout cela rien ne presse et arrivent les grandes vacances de juillet-août (nous, nous reprenons la classe le 17 août !).
Pas de découragement cependant: un projet a été réalisé la semaine dernière. C'est le sujet du message suivant...
